Sage facture électronique, EBP facture électronique, Dolibarr facture électronique : trois requêtes, trois réponses d'éditeurs, et une seule obligation. Depuis le 1er septembre 2026, une PME doit pouvoir recevoir des factures électroniques. Elle devra émettre, et transmettre l'e-reporting, à partir du 1er septembre 2027. Le calendrier est celui d'impots.gouv.fr, page modifiée le 26 mai 2026. L'éditeur ne le déplace pas.
Ce texte confronte ce que chaque éditeur publie, à une date précise, avec la question qu'un DAF pose ensuite : est-ce le moment de passer à Odoo ? JAIKIN raccorde Odoo à la plateforme agréée choisie par l'entreprise, comme décrit sur la page Odoo et la facture électronique. Nous ne sommes pas une plateforme agréée, ni un intégrateur Sage, EBP ou Dolibarr. Quand l'outil actuel suffit, nous le disons.
La cible est une PME ou une ETI qui facture déjà dans l'un de ces trois logiciels, avec des commandes, des achats ou plusieurs sociétés. Un micro-entrepreneur qui n'a que la plateforme de son expert-comptable n'est pas dans ce choix. Lui proposer une migration parce que « 2027 arrive » est un mauvais conseil.
Que dit Sage sur la facture électronique ?
La page Sage « Plateforme agréée Sage », consultée le 28 septembre 2026, se présente comme plateforme agréée immatriculée. Elle présente la plateforme agréée — l'ancienne PDP — comme intégrée aux logiciels Sage, sans frais supplémentaires dans la limite de plafonds par produit, pour échanger les factures dans le cadre de la réforme. Sage y écrit que le choix d'une plateforme est obligatoire, et que l'obligation d'émettre et de recevoir s'applique progressivement à partir du 1er septembre 2026.
Le client se connecte avec son identifiant Sage pour finaliser l'inscription. Ce que cette page établit : Sage se pose en opérateur, pas seulement en éditeur qui renvoie vers un tiers. La page liste des plafonds par produit : 12 000 factures par an pour Sage 100, 60 000 pour Sage X3, au-delà à la consommation. Elle ne détaille pas la liste des versions encore hors réforme, ni le sort d'un spécifique posé sur la facturation.
Ces plafonds sont ceux de la page éditeur. On les redemande par écrit si le contrat en cite d'autres, avant de conclure que « c'est inclus ».
Limites typiques, même quand l'annonce est vraie
Une plateforme intégrée ne répare pas le référentiel. SIREN manquants, adresses de livraison absentes, doublons de clients : la facture est rejetée pareil, que l'opérateur s'appelle Sage ou un autre. Le deuxième point faible est la version. Si le contrat de maintenance ne couvre pas la génération qui porte l'assistant d'inscription, le « sans frais supplémentaires » suppose d'abord une montée de version, qui elle n'est pas gratuite en jours.
Le troisième : la facture qui naît hors de Sage, dans un tableur ou un logiciel métier. La plateforme Sage ne voit pas une pièce qu'Sage ne produit pas. Rester sur Sage est le bon choix quand la version est celle que l'éditeur raccorde, que l'inscription aboutit, qu'une facture de test part et qu'une facture fournisseur revient dans la comptabilité, et que le référentiel passe un contrôle.
Dans ce cas, la réforme ne justifie pas une migration. Le comparatif de fond entre les deux outils, hors calendrier, est sur la page Odoo comparé à Sage. On l'ouvre si le reste de la gestion coince, pas pour « être en règle ».
Que dit EBP, et où s'arrête l'annonce ?
EBP ne se présente pas, dans sa FAQ du 18 septembre 2026, comme plateforme agréée. La plateforme désignée est Shine. L'inscription et l'accès à Shine sont gratuits pour les clients EBP. La synchronisation des factures et les automatisations dans le logiciel exigent la version Plus, « à un tarif spécifique ». Une version qui n'est pas Plus peut s'inscrire via l'interface web de Shine.
Les factures se récupèrent alors sur la plateforme, puis s'importent à la main dans EBP. L'émission depuis Shine en mode autonome n'est pas prévue pour ces versions. La même FAQ est datée du 18 septembre 2026, 11 h 12. Elle indique que seules les versions Plus permettent l'émission et l'e-reporting.
À cette date, l'émission automatique — facture de vente transmise à Shine dès la validation — est décrite au futur : « lorsque les versions permettant l'émission seront disponibles (courant septembre) ». Nous n'écrivons donc pas que l'émission EBP est en production.
Nous écrivons l'état de la FAQ ce jour-là. La réception, elle, est décrite comme active une fois l'inscription faite et la ligne d'adressage ouverte. La validation dans l'annuaire prend en général 24 à 48 heures, parfois jusqu'à 7 jours, selon la FAQ.
Ce que la FAQ EBP ferme comme options
Trois limites sont écrites, pas devinées. D'abord, EBP Plus ne se raccorde, à ce stade, qu'à Shine. La FAQ dit que d'autres plateformes sont à l'étude, sans date. Une PME qui veut un autre opérateur n'a pas de connecteur Plus pour le faire. Ensuite, une pré-inscription à l'ancienne plateforme Cegid ne compte pas : il faut refaire le parcours Shine. Enfin, l'inscription passe par FranceConnect, par le représentant légal ou une personne mandatée.
Ce n'est pas un réglage que la DSI coche un vendredi. Les versions citées pour ouvrir l'inscription, toujours dans cette FAQ : sortie du 16 juin 2026 pour la gestion commerciale et le devis-facture (V25.4), le point de vente, le bâtiment (V25.6) et Méca (V25.5) ; sortie du 18 juin 2026 pour la comptabilité (V25.6).
Une base restée en deçà n'est pas « presque prête ». Elle est hors du parcours. Le coût à comparer n'est pas seulement Shine, qui est annoncé gratuit à l'inscription. C'est la montée en Plus, plus les jours pour reprendre les fiches.
Que dit Dolibarr, module compris ?
Dolibarr n'annonce pas une plateforme à son nom. Le wiki du module EInvoicing — anciennement PDPConnectFR — mis à jour le 10 septembre 2026, le présente comme un module communautaire, au statut « expérimental », version recommandée 24.0 ou au-dessus. Il génère la facture électronique et se connecte à des points d'accès officiels pour envoyer et recevoir. La liste du wiki, à cette date : SuperPDP et EsaLink (Hubtimize). D'autres viendraient par contribution.
Le module ne remplace pas le contrat avec la plateforme. Les formats, tels que le wiki les écrit : CII à partir de Dolibarr 18, recommandé en 24 ; Factur-X seulement en 24, et déconseillé. Le wiki motive le déconseil : peu de points d'accès le traitent bien, conflits de bibliothèques sous 24, fichiers lourds, analyse difficile en cas d'erreur.
UBL n'est pas livré : « pourrait être ajouté par contribution ». Une PME dont les clients exigent UBL ne peut pas compter sur le module en l'état du 10 septembre 2026. C'est une limite de format, pas un détail.
Ce que « expérimental » change pour un DAF
Un module au statut expérimental peut suffire pour une structure qui assume le suivi, qui est en 24, qui choisit CII, et qui a testé un aller-retour avec sa plateforme. Il est plus difficile à défendre devant un commissaire aux comptes ou un groupe qui demande une piste d'audit tenue par l'éditeur.
Le wiki décrit la création d'un compte SuperPDP, une pièce d'identité en production, et une application « confidentielle » pour que Dolibarr s'y connecte. Ce n'est pas un interrupteur dans le cœur du logiciel. La comparaison de périmètre avec Odoo, hors réforme, est dans l'article Odoo ou Dolibarr.
| Outil | Source datée | Plateforme | Limite écrite dans la source |
|---|---|---|---|
| Sage | Page éditeur, consultée le 28 septembre 2026 | Plateforme agréée Sage, annoncée immatriculée, intégrée, sans frais supplémentaires dans la limite de plafonds | Sage 100 : 12 000/an, Sage X3 : 60 000/an ; versions hors parcours non détaillées |
| EBP | FAQ support, mise à jour le 18 septembre 2026 | Shine. Inscription gratuite. Émission et e-reporting : version Plus seulement | Plus ne se raccorde qu'à Shine. Émission encore au futur dans la FAQ du 18 septembre |
| Dolibarr | Wiki du module, mise à jour le 10 septembre 2026 | Pas une plateforme Dolibarr. Module vers SuperPDP ou EsaLink | Statut expérimental. Factur-X déconseillé. UBL non livré. 24.0 recommandée |
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Quand la réforme justifie-t-elle une migration vers Odoo ?
Trois cas. La facture ne naît pas dans l'ERP : le stock y est, la pièce part d'un tableur. Ou la version ne reçoit pas le flux, et la montée casse des spécifiques. Ou il y a plusieurs sociétés, sans réponse datée sur l'e-reporting. Le guide e-reporting pour une PME sous ERP vérifie que ce troisième cas est réel.
Dans ces trois cas, Odoo est une cible possible, pas une évidence. Le support standard dure trois ans par version majeure : il s'arrête en septembre 2026 pour la 17, en septembre 2027 pour la 18, en septembre 2028 pour la 19. Partir vers une version qui sort de support le mois de la bascule est un mauvais calendrier.
Le choix de version se lit dans l'article nouveautés d'Odoo 20. Une base avec des modules spécifiques ne migre pas tant que ces modules n'existent pas pour la version cible. Le numéro ne se décide pas sous la pression de septembre 2027.
Le budget, hors licences Odoo et hors abonnement de plateforme, suit la grille publiée. Un raccordement simple part de 2 000 €. Une intégration ou une migration se situe entre 8 000 et 25 000 €. Le rollback, sur notre procédure, a été testé en 2 h : essai de retour arrière, pas un délai de projet. EBMC, au Luxembourg, est client Odoo de JAIKIN, pas un cas de migration depuis Sage.
L'ordre si la migration est retenue
- Figer où naît la facture, le nombre de sociétés, et si l'e-reporting est dans le périmètre.
- Choisir la plateforme agréée sur le connecteur, les formats et la réversibilité.
- Reprendre le référentiel tiers avant le premier envoi de test.
- Migrer sur une copie, rejouer une commande, une facture et une réception, puis basculer.
- Ne pas caler la bascule sur la dernière semaine d'août 2027.
La méthode, indépendamment de la réforme, est sur la page migration Odoo. Le raccordement vient après, ou dans le même calendrier si l'état des lieux le permet. Licence, plateforme et prestation restent trois devis séparés. On ne les mélange pas.
Quand faut-il rester sur Sage, EBP ou Dolibarr ?
On reste quand le test tient. Pour Sage : inscription aboutie sur la plateforme annoncée, facture de test émise, facture fournisseur revenue dans l'outil, version couverte par l'éditeur. Pour EBP : version Plus installée, Shine actif, réception dans le logiciel, et — dès que la FAQ ne parlera plus au futur — émission sans retouche.
Pour Dolibarr : version 24 ou au-dessus, module installé en connaissance du statut expérimental, CII accepté par les clients, UBL non exigé, compte plateforme ouvert. Dans ces trois cas, changer d'ERP pour la réforme seule dépense le budget du référentiel, qui est le vrai poste.
« On n'aime plus l'éditeur », « le commercial Odoo est passé », « 2027 fait peur » ne sont pas des périmètres. La peur se traite avec le rétroplanning mois par mois, pas avec une bascule. Nous faisons cette comparaison quand on nous la demande, sans la truquer pour remplir un projet Odoo.
| Constat | Décision | Qui le fait |
|---|---|---|
| Version à jour, test d'émission et de réception réussi | Rester. Nettoyer le référentiel dans l'outil actuel. | L'intégrateur de Sage, d'EBP ou de Dolibarr. Pas JAIKIN. |
| Version hors parcours, peu de spécifiques | Monter de version chez l'éditeur, puis raccorder. | L'éditeur ou son réseau. On compare le devis à une migration. |
| Facture hors de l'ERP, ou spécifiques qui bloquent toute montée | Envisager Odoo. Cadrer avant de signer. | JAIKIN, si la cible est Odoo. Sinon nous le disons. |
| Dolibarr 24, CII, volume modeste, DAF informé du statut expérimental | Rester, et retester à chaque mise à jour du module. | L'équipe qui héberge Dolibarr. Migration seulement si le test casse. |
Ce que nous voyons en intégration
Le scénario que nous refusons le plus souvent : une migration Odoo décidée en septembre 2026 « pour être prêts en 2027 », alors que Sage ou EBP peut déjà recevoir. La réception est l'échéance ouverte. L'émission PME a un an. Utiliser l'année pour changer d'ERP, reprendre les fiches et tester, c'est tenable. Utiliser les six dernières semaines, non.
Nous ne prenons pas une bascule dont le seul jalon est le 1er septembre 2027 si l'état des lieux n'a pas eu lieu. L'autre scénario, inverse, est une entreprise qui paie une montée de version pour obtenir la plateforme de l'éditeur, sans avoir regardé où naît la facture. Le connecteur est vert. Les pièces continues sortent encore d'un classeur. La réforme est alors « faite » sur le logiciel, et fausse sur le flux.
L'état des lieux de notre méthode — volumes, exceptions, version, outils à côté — existe pour ce cas. Il produit parfois une conclusion sans projet : restez, et faites rentrer la facture dans l'outil que vous avez. Quand la migration se fait, le poste qui dérape est le même que sur un raccordement : le référentiel, pas le logo.
Nous inventerions les modules avant de dater une bascule : tant qu'ils n'existent pas pour la version cible, la base ne part pas. Le retour arrière testé en 2 h borne le week-end de bascule. Réponse sous 24 h. Premier échange de 30 minutes, sans engagement.
JAIKIN, agence Odoo près de Strasbourg, intervient sur Odoo en France. Le lien avec la facture électronique est le raccordement à la plateforme que vous choisissez, pas un agrément que nous porterions à la place de Sage, de Shine ou de SuperPDP. Si votre test sur l'outil actuel est vert, le bon prestataire est celui qui connaît cet outil. Nous perdons le projet, et le calendrier y gagne.
Questions fréquentes
Sage est-il une plateforme agréée pour la facture électronique ?
La page Sage consultée le 28 septembre 2026 se présente comme plateforme agréée, intégrée aux logiciels Sage, sans frais supplémentaires dans la limite de plafonds par produit : 12 000 factures par an pour Sage 100, 60 000 pour Sage X3, au-delà à la consommation. C'est l'annonce de l'éditeur, à vérifier sur la liste publiée par la DGFiP avant de signer, parce que les listes bougent. L'extrait consulté ne dit pas le sort des versions anciennes. Une facture qui ne naît pas dans Sage n'est pas couverte par cette intégration.
EBP facture électronique passe-t-il par EBP ou par une autre plateforme ?
Par Shine, d'après la FAQ EBP mise à jour le 18 septembre 2026. L'inscription est gratuite pour les clients EBP. L'émission et l'e-reporting automatiques sont réservés à la version Plus, et Plus ne se raccorde à cette date qu'à Shine. Les autres versions importent les factures à la main depuis la plateforme. Le 18 septembre, l'émission était encore décrite comme à venir « courant septembre ». Une pré-inscription à l'ancienne plateforme Cegid est à refaire. Le parcours passe par FranceConnect.
Dolibarr gère-t-il la facture électronique sans module ?
Non, d'après le wiki du module EInvoicing mis à jour le 10 septembre 2026. Le module est communautaire, statut expérimental, version recommandée 24.0 ou plus. Il se connecte à une plateforme agréée — SuperPDP ou EsaLink dans la liste du wiki — il n'est pas lui-même la plateforme. CII est le format recommandé. Factur-X est déconseillé par le wiki. UBL n'est pas livré. Une PME peut rester sur Dolibarr si ces limites sont acceptées et si un test réel passe. Sinon, le sujet est l'outil, pas un réglage.
Faut-il migrer de Sage, EBP ou Dolibarr vers Odoo à cause de 2027 ?
Non, si l'outil actuel reçoit, et bientôt émet, avec un référentiel propre. Oui, dans trois cas seulement : la facture naît hors de l'ERP, la version ne peut plus suivre et les spécifiques bloquent la montée, ou le multi-sociétés et l'e-reporting n'ont pas de réponse dans l'outil. JAIKIN chiffre alors un projet Odoo entre 8 000 et 25 000 €, un raccordement simple partant de 2 000 €, hors licences et hors abonnement de plateforme.
JAIKIN peut-il raccorder Sage, EBP ou Dolibarr ?
Non. JAIKIN est une agence Odoo : elle raccorde Odoo à la plateforme agréée choisie par l'entreprise, et elle n'est pas elle-même plateforme agréée. Sur Sage, EBP ou Dolibarr, le raccordement appartient à l'intégrateur de cet outil. JAIKIN intervient si la décision, après comparaison, est de migrer vers Odoo. EBMC est client Odoo de JAIKIN : cela établit qu'un socle Odoo est tenu, pas qu'une migration depuis ces trois éditeurs a été faite pour ce client. Si le test sur l'outil actuel est vert, l'agence le dit.
Peut-on changer d'ERP en août 2027 pour être à l'heure ?
C'est le pire mois pour le faire. L'obligation d'émission des PME s'ouvre le 1er septembre 2027, et la réception est déjà due depuis le 1er septembre 2026. Une migration se joue sur une copie, avec reprise du référentiel et un retour arrière testé — le nôtre l'a été en 2 h — pas sur la dernière quinzaine.

