Odoo hébergement se résume à trois lieux : Odoo Online, Odoo.sh, ou un serveur que vous administrez. Le mot « odoo.sh » désigne la plateforme décrite dans la documentation Odoo.sh 19.0 : shell, dépendances de modules, intégration continue, SSH. Un intégrateur Odoo sert à dire lequel de ces trois lieux tient vos contraintes, pas à réciter la plaquette.
Ce guide s'adresse au dirigeant et au DAF d'une PME ou d'une ETI, industrielle ou de négoce, qui doit signer un hébergement en même temps qu'une licence. Les tarifs de licence viennent du relevé odoo.com/fr_FR/pricing du 24 septembre 2026. Le prix de la plateforme Odoo.sh n'est pas dans notre registre : nous ne l'inventons pas.
Online, Odoo.sh ou serveur propre : qui décide de quoi ?
Odoo Online est l'hébergement opéré par l'éditeur, inclus dans le Standard (toutes les applications) et disponible aussi en Personnalisé. Vous n'y installez pas un module Python arbitraire. Le plan Personnalisé est celui qui ouvre Studio, l'IA agentique, le multi-sociétés, l'API externe, Odoo.sh et l'installation sur vos serveurs. Choisir Online pour éviter le Personnalisé, puis découvrir qu'un connecteur maison est obligatoire, fait changer de plan en cours de projet.
Odoo.sh est le même produit, avec votre code. La documentation le présente comme la plateforme officielle pour héberger et gérer les applications, avec branches et builds. Le dépôt Git devient le chemin des modules. Une restauration y est une opération de plateforme, pas un script oublié depuis six mois.
Le montant de cet hébergement est facturé en sus de la licence. Il se lit chez l'éditeur le jour du devis, pas dans cet article. Nous ne le remplaçons pas par une moyenne de projet. Deux devis Odoo.sh ne se comparent qu'une fois ce poste écrit à part de l'intégration.
Le serveur propre est le vôtre, chez vous ou chez un hébergeur que vous nommez. Community y fonctionne sans licence. L'édition payante sur ce serveur passe par le plan Personnalisé. Rien, dans la page de support, ne vous force à monter de version tant que vous acceptez d'être hors support. Le correctif de sécurité et la sauvegarde sont alors votre exploitation, pas une case du contrat Online.
Tableau de décision
| Contrainte | Odoo Online | Odoo.sh | Serveur propre |
|---|---|---|---|
| Plan de licence | Standard ou Personnalisé | Personnalisé | Community, ou Personnalisé |
| Modules spécifiques | Non, hors Studio | Oui, via le dépôt | Oui |
| Sauvegardes | Plateforme éditeur | Plateforme éditeur | Votre procédure, à tester |
| Versions intermédiaires | SaaS, tous les 2 à 3 mois | Non, versions majeures | Non, versions majeures |
| Lieu des données | Chez l'éditeur | Chez l'éditeur | Là où vous placez le serveur |
| Coût récurrent | Licence, hébergement inclus | Licence plus hébergement en sus | Serveur, et licence si Enterprise |
La page Standard and extended support, relue le 27 septembre 2026, donne le support par plateforme. Odoo 19.0, sorti en septembre 2025, est supporté en standard jusqu'en septembre 2028 sur Online, Odoo.sh et le serveur propre. Les versions SaaS 19.1 à 19.4 sont marquées Online seulement. On ne monte que vers une version encore supportée. Une version tout juste hors support reste une cible de migration pendant six mois.
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Sauvegardes et montées de version : qui appuie sur le bouton ?
Sur Online, l'éditeur opère les serveurs et publie les versions intermédiaires. Vous ne choisissez pas la semaine. Sur Odoo.sh, vous déclenchez les builds de vos branches : une staging sert à tester un module avant la production. Sur votre serveur, personne ne déclenche rien si vous n'avez pas écrit qui le fait. JAIKIN distingue la sauvegarde quotidienne, affaire d'exploitation, et le rollback de bascule, que nous testons en 2 h avant une mise en production.
Une montée de version majeure n'est pas un clic anodin dès qu'un module spécifique est installé. La base ne peut pas être migrée tant qu'une version de ces modules n'existe pas pour la cible. Le service de migration de l'éditeur accompagne une licence Enterprise. En Community sur votre serveur, le portage est le vôtre. Le calendrier utile est celui du guide Odoo 20 : en 17, viser la 19 maintenant ; en 19, ne pas se précipiter sur la 20.
Le support étendu, après les trois ans, est payant et obligatoire si vous voulez rester couvert. Odoo 17 sort du support standard en septembre 2026. Rester en 17 sur Online, sur Odoo.sh ou sur un serveur Enterprise, c'est accepter cette sortie. Le serveur propre ne rend pas une vieille version plus sûre : il rend seulement l'échéance moins visible, parce que personne ne coupe le service à votre place.
Où sont les données ?
Online et Odoo.sh mettent la base chez l'éditeur. Le lieu physique du centre se lit dans le contrat et dans la documentation d'hébergement du jour, pas dans un article qui figerait une ville non relue. Nous ne la recopions pas ici. Si un donneur d'ordre, un secteur ou une maison mère exige un pays ou un hébergeur nommé, Online et Odoo.sh ne répondent pas tant que ce lieu n'est pas écrit au contrat.
Le serveur propre répond à cette exigence, à condition que le lieu soit vraiment le vôtre. Un VPS « pas cher » dont personne ne connaît la région n'est pas plus souverain qu'Online. JAIKIN fait nommer l'hébergeur, le pays, et la personne qui restaure, dans le cadrage.
Sans ces trois lignes écrites au cadrage, le mot souveraineté reste un slogan. Le coût du serveur n'est pas dans la fourchette d'intégration : 8 000 à 25 000 € couvrent le paramétrage d'un socle, pas la machine ni son exploitation.
Ce que nous voyons en intégration
Le mauvais réflexe est de choisir Odoo.sh parce que « c'est plus propre », alors que le projet n'a aucun module hors catalogue. Le Standard sur Online suffit, et la licence est moins chère : 19,90 € puis 24,90 €, contre 35,90 € puis 44,90 €, avant même l'hébergement en sus. Nous ne faisons passer en Personnalisé que pour une raison nommée : Studio, plusieurs sociétés, API, code spécifique, ou serveur imposé.
L'autre réflexe est le serveur sans administrateur. La base tourne le jour de la recette, et personne ne sait restaurer trois mois plus tard. EBMC est client Odoo de JAIKIN ; son hébergement n'est pas un modèle publié ici. Le nommer ne décrit pas son serveur.
Ce qui se publie, c'est la méthode : copie de test, bascule le week-end, rollback testé en 2 h. Elle est la même que sur la page migration Odoo. Les trois lignes de budget, licence, intégration et exploitation sont sur la page prix.
Le lieu de la base se choisit après le périmètre, pas avant. Une PME qui hésite encore entre un serveur et Online peut chiffrer les deux sur le même cadrage : mêmes flux, même reprise, licence différente. L'écart qui reste est l'exploitation. S'il est inférieur au temps d'un administrateur, Online gagne. S'il cache un pays imposé par un donneur d'ordre, le serveur gagne.
PostgreSQL et les correctifs du système ne sont pas dans la licence. Sur Online et sur Odoo.sh, l'éditeur les porte. Sur votre serveur, c'est un rôle nommé, avec un essai de restauration daté. Odoo 20 exige PostgreSQL 16, là où la 19 tournait encore sur une version plus ancienne. Un serveur qui n'a pas ce plancher ne se met pas à jour tout seul le week-end où l'on vise la 20.
Le tableau de décision sert à cette ligne, pas à un réflexe. On le relit avec le DAF, pas seulement avec la DSI. Une PME qui compare encore les logiciels, et pas seulement les lieux, peut lire le comparatif Odoo et Sage. L'hébergement ne répare pas un périmètre trop large. Il ne répare pas non plus un spécifique qui bloquera la prochaine version.
Questions fréquentes
Odoo.sh est-il inclus dans la licence ?
Non. Le plan Personnalisé autorise Odoo.sh ou un serveur propre, mais le relevé du 24 septembre 2026 précise que l'hébergement Odoo.sh n'est pas inclus dans les 35,90 € puis 44,90 € par utilisateur et par mois. Le Standard, 19,90 € puis 24,90 €, est limité à Odoo Online, hébergement compris. Le prix de la plateforme se vérifie chez l'éditeur au moment du devis. Il n'est pas chiffré dans cet article.
Peut-on installer ses modules sur Odoo Online ?
Les applications du catalogue Odoo, oui, dans la limite du plan. Un module Python écrit pour votre métier, non. Ce code va sur Odoo.sh ou sur votre serveur, donc sur le plan Personnalisé s'il s'agit d'Enterprise, ou sur Community si vous acceptez l'absence de licence et de support éditeur. Studio, dans le Personnalisé, couvre une partie des écarts sans module. Au-delà, le spécifique se paie aussi à chaque montée de version.
Qui gère les sauvegardes ?
Sur Odoo Online et sur Odoo.sh, l'exploitation des serveurs est celle de l'éditeur. Sur un serveur propre, la sauvegarde et l'essai de restauration sont à vous. JAIKIN ne confond pas cette exploitation avec le rollback de bascule, testé en 2 h avant une mise en production. Une sauvegarde jamais restaurée sur une copie ne compte pas comme une sauvegarde. Le nom de la personne qui restaure fait partie du cadrage.
Odoo Online oblige-t-il à suivre toutes les versions ?
Les versions intermédiaires, dites SaaS, sortent tous les deux à trois mois et ne sont publiées que pour Odoo Online. Elles ne sont pas éligibles au support étendu. Les versions majeures, comme Odoo 19.0, sont supportées trois ans sur Online, Odoo.sh et le serveur propre. Odoo 19 est prévu jusqu'en septembre 2028. On ne migre que vers une version encore supportée.
Quand un serveur propre est-il le bon choix ?
Quand le lieu des données doit être nommé, ou quand Community est assumée avec un administrateur. Le serveur ne fait pas économiser l'intégration, située entre 8 000 et 25 000 € pour un socle, hors machine. Sans personne pour restaurer et appliquer les correctifs, Online ou Odoo.sh laissent cette charge à l'éditeur. Le choix s'écrit dans le cadrage, avec le pays d'hébergement et le plan de licence.

